Virgule Messages postés : 57 Plume de Bronze |
Posté le 08/08/2004 19:51:36 | | J’avance les yeux fermés, dans cette nuit de chien…
J’avance en attendant l’amour... Ma Muse...
Ma muse, qui me dévale… accroché… au destin…
Pas celui là…L’autre !
Celui qui marche seul…
Celui qu’on ne rencontre pas..
Lui…
Mon destin et Ma Muse
Aux olympiades de mon nombril
Avec mes mises à l’heure… dans la broussaille bi-journalière d’une extraction de verbes, à lui prêter des mots.
Lui…
Mon destin et Ma Muse d’une autre destinée
Dans la sensualité, des gestes imaginaires
L’autre partie de moi, dans les matins d’un autre.
De l’autre coté des mots
Elle et cet autre…
Elle et ma triste vie
Dans l’invisible monde
Avec la sénescence de ma chienne de peau.
Elle… Ma Muse
Elle… Des toujours…
Ma Muse démuselée, dans les passages étroits de mes lignes de mire…
A ses seins libérés..
Son ventre disponible
Dans l’ombre cavalière des draps d’un autre lit…
A sa bouche rassasier…de fleurs, à fleur de peau… Au centre des écumes…
A ses lèvres abusées, dans la syntaxe que j’injecte, dans ses rêves à distance …
Quand se pointe mon verbe
Quand se pointent ses gorges, au piano de mes doigts…
Ma Muse comme la mer, haute dans ses trafics…
Dans sa petite mort
Ma Muse comme au jusant…
Qui me va
Qui me vient
Dans mes mains… Dans le vide…
Et qui meure d’encore…
Ma Muse quand tout fout l’camp
Dans un gris cathédral
Aux semblants, sans nos gestes
Dans nos mises à l’épreuve des hallucinogènes… Ces voyages en dedans !
Ma Muse... Moi et mon chien et le temps qui m’affale
Avec sa voix dissimulée, derrière mes mains aveugles
Dans nos petits papiers, pliés sur l’écriture
Avec les mots que l’on avale, ruisselant nos murmures
Nos langues diluées, des éclats de silence
Nos pouls synchronisés, aux rythmes des horloges
Moi et Ma Muse…
Dans la géométrie des gouffres horizontaux, les yeux ouverts à l’aventure, d’une insatisfaction.
A peindre l’immobile…
Un rêve
Un sentiment
L’amour invulnérable
Quant tout semble d’encore
Presque de vérité…
Dans nos espaces intimes, humés d’imaginaire, où l’inconscience oblique, du coté d’un Ailleurs
L’autre coté de nous, l’autre coté des heures, l'autre coté des mots...
A supporter le temps, d’infiniment sans elle, aveugle et sans sa voix
Des lignes, aux écritures… A peine imaginaires, qui nous parlent de nous…
Comme un rêve rêvé…
D’Amour…
A pas de loup..
--Message edité par virgule le 2004-08-08 20:03:25--
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