les enfants sont sur les rues, mêlés à des adultes qui se prennent pour des enfants. les pétards font de la fête, une fête qui peut se teinter de rouge si on n'y prend garde. chacun essaie de se donner sa fête malgré la souffrance, le manque, la dégradation de tout. c'est à lubumbashi, dans le sud de la rdc que je décris ces scènes. les marchés pirates amoncent des immondices épouvantables au soleil. un désordre total caractérise l'atmosphère : la lutte pour la vie se porte très bien par ici. chacun veut sa bonana et veut chanter bonana bonana ! vive l'espoir de vivre, vive la lutte, on doit tenir ! peut-être que 2007 va apporter quelque chose de neuf. les parents, très souvent la main à la joue, les pieds dans les eaux de pluie, luttent, luttent, luttent. les enfants doivent manger le poulet du 31 décembre; les maisons des pauvres doivent être décorés avec du papier peint bon enfant, le brasero doit faire chauffer de la nourriture, même chiche ! bonana bonana ! le peuple refuse une fin d'année sans joie même si on lui a confisqué cette joie il y a belle lurette !
mimi
