Virgule Messages postés : 57 Plume de Bronze |
Posté le 21/06/2008 08:06:34 | | On ne dira rien...
On ne dira rien à personne…
Et toi, tu me diras « Ce n’est pas grave tout ça »
Et l’on fera semblant..
Et l’on aura le temps…
Du temps qui passera, au delà du passé, au delà du futur, comme si le temps n’existait pas.
Comme si nous étions seuls, seulement toi et moi
Comme on refait le monde, au-delà de ses gestes, au-delà de ses phrases.
Et tu me diras « Je » et je te dirai « Tu ». Ne serons plus que nous
On aura des matins, qui n’en finissent plus, sur nos lèvres de nuit
A se conter les jours
Nos visages
Et nos brumes.
Nous seul à s’écouter
Seulement, que nous deux… toi et moi…Rien qu’à nous.
Et tu me diras « Je » et je te dirai « Tu »… « Avec »...comme un prolongement
Comme une seule et même idée, avec ses mêmes gestes, mêlée aux souvenirs
Mélangés aux odeurs, dans le pain que l’on coupe, au café qui enfume, n’attendant que demain.
Demain et puis demain, avec d’autres « encor »,
Avec d’autres matins, aux odeurs mélangées.
A ne savoir qu' aimer.
Et passera le temps
Et passerons les ans
Et toi, tu me diras « Ce n’est pas grave tout ça »
Et l’on fera semblant..
Et l’on n’aura le temps
Il y aura, juste, ces autres, avec leur front baissé, à recompter les pas...
A se mordre les lèvres, des langues en pointillés........
Ces autres… Pour qu’on se garde ; Des mains dans l’habitude
Ces autres que l’on devine, à tous les temps qui passent.
Le temps comme une injure
Les mains pour nous parler…
De celui-là, dans l’invisible, à feindre des plaisirs
Un peu comme une fin , des lignes et des romances, aux ciels dans l’écriture
Un peu comme une mesure, à longueur de silence, à bout de sentiments
Avec les mains qui jouent, le doigt sur l’inconscience, les mots pris au néant
Les yeux pour nous pleurer
Des rayons de la danse, maquillés pour survivre
A regretter le temps
Quand « Je » lui disait « Tu »
Qu’ils n’étaient plus que deux
A se refaire un monde
A ne savoir qu’aimer
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