glinabosn Messages postés : 4 Timide mais... |
Posté le 14/08/2007 14:54:03 | | « Lâchez les chiens !!! » 4/06/2007
J’emmagasine des pensées qui ont la force d’une bête féroce. Je les prends à jamais, les empêcher de me traverser est impossible, elles me prennent à la gorge et s’enfoncent dans mes entrailles. Elles me rongent…
Je me renferme, en devient détestable, exécrable, mais mon esprit critique est plus fort que mon esprit volatile. Je ressens tellement les choses que mes barrières « contre malheur » sont à jamais repoussées par ces manifestations de la matière. Mon esprit est tel un champ de bataille, telle une tranchée de Verdun. Aujourd’hui elle est occupée par l’allier, demain l’ennemi s’en emparera peut être au cours d’un ultime assaut. Je suis une neutralité qui reçoit force et faiblesse, MA TRANCHEE !!!! Pleine de sang coagulé qui s’entremêle avec chacune des couleurs différentes. Les cadavres s’empilent, l’esprit libéré, ne formant qu’une seule molécule d’âmes perdues et qu’une seule odeur. La tranchée est l’endroit des idéaux et des convictions, la ligne où les atomes s’entrechoquent. Mais elle restera à jamais un endroit de souffrance. Pas de vainqueur pas de vaincu, juste la mort ! Mon corps est une tranchée du 21ème siècle, il n’a pas de parti pris mais les combats s’y déroulent avec rage ! Y aura-t-il un traité de signé? Dans toutes les guerres les belligérants attendent le traité qui les délivrera de l’action en elle-même mais le post-traumatisme n’a pas de pacte avec l’avenir. Tu fermes les yeux ! Ou tu te les laisses ouverts et y pose un voile. Le voile se déchire. JE ME VOILE ! Je me déteste, j’aimerai quitter mon corps. Je n’ai pas été capable de fermer les yeux, de devenir un parfait mouton et panurge et me laisser tomber dans le néant. Je me suis agrippé à cette falaise…seul…………..seul……… c’était si facile de sauter………. De me laisser aller, de subir, et de mourir. La simplicité ne m’attire pas, elle est futile et empêche d’évoluer. Paradoxalement, la difficulté est un chemin tortueux, sombre et mystérieux sur lequel on ne peut faire marche arrière. Je le devine comme un sentier s’engouffrant dans les noirceurs et l’inconnu. Il est escarpé, bosselé, boueux, hostile, sablonneux, l’avance est lente et pénible. J’espère y voir au loin cette lumière scintillante, cette chaleur m’envelopper de son voile léger et recouvrir ma tranchée d’un film d’amour coloré. Les chiens sont lâchés, ils guettent en moi et leurs crocs sont acérés, ils sont sans vergogne et leur appétit me fait des brûlures d’estomac. La tranchée est dans un brouillard de rosée, les combattants ne se distinguent plus, ils se battent contre eux même, ils devraient en rester qu’un…. De quel clan sera t-il ? Le saura t-il lui-même ????? Ou s’entretueront-ils tous ?
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